Traitement des capsulites rétractiles chez les patients atteints de fibromyalgie

Les personnes qui consultent un médecin ont une préoccupation majeure : soulager leur douleur. Certaines douleurs sont faciles à diagnostiquer et à traiter, voire guérissables. D’autres, en revanche, restent mal connues.

La fibromyalgie en est un exemple : elle se caractérise par des douleurs chroniques généralisées, parfois si intenses qu’elles empêchent la personne d’accomplir ses activités quotidiennes. Des recherches approfondies ont été menées sur le diagnostic et le traitement de la fibromyalgie, mais les traitements disponibles n’offrent généralement qu’un soulagement temporaire. L’association avec une capsulite rétractile (épaule gelée) complique encore davantage la situation.

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs chroniques diffuses. Ses symptômes sont variés et comprennent notamment la raideur articulaire, l’anxiété, le stress, la dépression, des engourdissements et des picotements, des troubles du sommeil, la fatigue, des pertes de mémoire, etc. Certains patients atteints de fibromyalgie souffrent également d’autres affections médicales, ce qui complique la tâche du médecin pour déterminer si une maladie est la cause de l’autre ou s’il s’agit de deux maladies distinctes. Il en va de même pour la capsulite rétractile (épaule gelée).

Épaules gelées

On dit souvent qu’il vaut mieux prévenir que guérir, mais cette affirmation n’apporte aucun réconfort lorsqu’on souffre de douleurs intenses. La capsulite rétractile (ou épaule gelée) se caractérise par une inflammation de la capsule articulaire et du cartilage périphérique de l’épaule, provoquant une douleur persistante même au repos.

La capsulite rétractile et la fibromyalgie présentent une similitude : toutes deux provoquent des douleurs persistantes qui peuvent durer des mois, voire des années. Ces douleurs peuvent empêcher une personne d’effectuer ses activités quotidiennes. La capsulite rétractile, quant à elle, est limitée à la région de l’épaule. Il est important de comprendre les différentes phases d’évolution de la capsulite rétractile pour appréhender l’intensité de la douleur et connaître les traitements et les soins appropriés.

Développement de l’épaule gelée

L’évolution de la capsulite rétractile est très lente et se divise en trois phases, chacune se déroulant à son propre rythme. La première phase est douloureuse : vous ressentez une douleur lors des mouvements de l’épaule, ce qui vous empêche de la bouger.

L’étape suivante est la phase de blocage. Durant cette phase, la douleur ne sera pas plus intense, mais votre épaule sera nettement raide et vous aurez du mal à la bouger. La dernière étape est la phase de déblocage : la douleur et la raideur commenceront à s’atténuer. Votre épaule devrait être complètement guérie en quelques mois.

La nuit, la douleur et la raideur ressenties en cas de capsulite rétractile s’intensifient. Les médecins peinent encore à comprendre pourquoi les personnes atteintes de fibromyalgie souffrent de capsulite rétractile, bien que cela soit généralement le cas pour les patients ayant subi une blessure ou une intervention chirurgicale dans la zone concernée. Les femmes âgées sont plus susceptibles de souffrir de capsulite rétractile que les autres groupes d’âge ou de sexe.

Mobilité et immobilité

Les personnes souffrant d’une capsulite rétractile (épaule gelée) présentent rarement une immobilisation complète et ont plus souvent une mobilité réduite. Une fracture du bras, une convalescence post-opératoire, un AVC ou une lésion de la coiffe des rotateurs sont autant d’exemples de pathologies pouvant entraîner une capsulite rétractile. Tous ces facteurs augmentent le risque de développer une capsulite rétractile en immobilisant ou en limitant la mobilité de l’épaule.

La capsulite rétractile peut également être une conséquence de certaines maladies, notamment la maladie de Parkinson, le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Avant tout, le médecin vérifiera la mobilité de votre épaule lors de l’examen. Il vous demandera de lever les bras tendus vers le ciel, en les croisant devant vous et en les étirant vers votre dos. Ce test lui permettra de mieux évaluer les capacités de votre épaule.

Après l’intervention, le médecin détendra vos muscles et mobilisera votre bras et votre épaule afin d’évaluer l’intensité de la douleur. Il réalisera également des examens d’imagerie, comme une radiographie ou une IRM, pour rechercher d’éventuels problèmes au niveau des tissus, des os et des ligaments. L’objectif de ces examens est d’évaluer l’état de votre épaule et de préserver au maximum sa mobilité. De plus, il s’agit d’améliorer toute mobilité réduite existante.

Traitement

Les médicaments constituent un type de traitement. Parmi eux, l’aspirine et l’ibuprofène peuvent atténuer la douleur. Votre médecin pourra également vous prescrire des analgésiques et des anti-inflammatoires.

La physiothérapie est une autre option qui consiste à étirer l’épaule pour améliorer la circulation sanguine et rétablir la mobilité. Grâce à ce type de traitement, la douleur peut généralement être atténuée et la mobilité améliorée en un à deux ans.

Si les symptômes s’aggravent, vous pouvez envisager d’autres solutions, comme les injections de corticoïdes, qui contribuent à réduire la douleur et à améliorer la mobilité. La manipulation de l’épaule peut également être une option : sous anesthésie locale, le médecin mobilise l’épaule pour assouplir les tissus. Cette méthode est aussi utilisée pour traiter les fractures osseuses. Enfin, la chirurgie permet de retirer les tissus endommagés de l’articulation de l’épaule.

Le médecin pratiquera l’intervention chirurgicale pour l’épaule gelée à l’aide d’un petit instrument tubulaire inséré dans une ouverture pratiquée dans l’articulation. La chirurgie peut être la seule option restante lorsque toutes les autres solutions ont échoué.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *