Comment le conditionnement comportemental influence-t-il nos mécanismes dans la fibromyalgie ?

En matière de fibromyalgie, il ne s’agit pas de « l’esprit sur la matière », non, j’aime à dire « c’est l’esprit et le corps qui travaillent ensemble ».

Je comprends. Je le vis, je le respire, j’y pense sans cesse, et en tant que personne atteinte de fibromyalgie et praticienne, je m’engage à aider chacun d’entre nous à vivre au mieux malgré cette maladie complexe.

Les émotions négatives ne disparaissent pas d’elles-mêmes ; elles peuvent se manifester et perpétuer la maladie. Elles s’installent dans le corps, les muscles et le système endocrinien, particulièrement au niveau du foie, de la vésicule biliaire et de la thyroïde.

Ces émotions profondément ancrées s’installent et provoquent une augmentation de la douleur et de la raideur des muscles et des articulations.

Changer d’attitude ne se résume pas à suivre quelques séances de thérapie ou à répéter des affirmations positives tous les jours pour ensuite être guéri.

Non, c’est une pratique quotidienne. Comme pour toute habitude, nous créons des habitudes de pensée saines ou malsaines.

En matière de conditionnement mental, « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

Je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un qui ait pu guérir en entretenant une attitude et une vision négatives de sa vie. Ça ne marche tout simplement pas. Et ça n’a pas marché pour moi.

J’ai dû affronter de front ma négativité, mon pessimisme ET mon scepticisme quant à la façon dont je gérais ma propre fibromyalgie.

J’étais persuadée que les autres ne souffraient pas autant que moi. Comment garder le moral quand mes os et mes muscles me faisaient atrocement souffrir ? De plus, les facteurs environnementaux liés à ma maladie m’empêchaient presque totalement de vivre, de fonctionner ou de voyager comme une personne normale. Oui, j’avais un travail intérieur à accomplir, et pas seulement physique.

Je suis reconnaissante d’avoir davantage accepté la médecine corps-esprit il y a plus de douze ans, car auparavant, en tant que praticienne de médecine holistique, j’étais toujours trop centrée sur le corps physique. Ces concepts corps-esprit n’étaient pas faciles à accepter pour moi.

Cela m’a pris du temps. Je ne l’ai pas accepté du jour au lendemain, mais après suffisamment de recherches, j’ai réalisé que cela valait la peine d’y consacrer du temps et des efforts, surtout comparé à ce que j’avais déjà enduré depuis mon plus jeune âge.

Être positif ne signifie pas que tout va bien. Cela signifie que nous avons foi en quelque chose de plus grand que la maladie et que nous agissons pour construire la meilleure vie possible.

Grâce à des exercices de conditionnement corps-esprit, une attitude positive peut engendrer la production d’endorphines. Je le sais, j’en ai fait l’expérience, et c’est un véritable cadeau que l’on s’offre à soi-même avec un minimum de temps et d’efforts.

En vous concentrant constamment sur chaque événement positif, aussi petit soit-il, vous commencerez à modifier vos voies neuronales.

Cela devient plus facile car les connexions neuronales se modifient dans votre cerveau. Cette approche marque véritablement le début de la modification comportementale. J’ai vraiment eu du mal avec ça jusqu’à ce que je finisse par affronter ma « voix négative » et la mettre de côté.

Ce livre figure sur notre page ressources/livres, mais il mérite une mention particulière ici.

Un excellent ouvrage du Dr Shad Helmstetter, « Le pouvoir de la neuroplasticité », explique le concept de recâblage de nos voies neuronales de manière très accessible. Ce concept est une étape cruciale de mon protocole.

Le pouvoir de cette technique s’étend même à la guérison physique. Vous vous souvenez des « recherches sur les singes » dont j’ai parlé dans *La science corps-esprit* ?

Cette technique peut réellement guérir les cellules endommagées, comme l’a démontré l’expérience menée sur les singes de Harvard. C’est cette technique qui permet ce que j’appelle une « intervention intentionnelle » dans le combat de votre propre corps contre la fibromyalgie.

Si vous adoptez cette technique, vous aurez fait la moitié du chemin vers une vie bien plus sereine. Bientôt, vous entreverrez la lumière au bout du tunnel, et non, il ne s’agit pas d’un train qui revient vers vous ; c’est un jour nouveau et plus radieux.

Un sourire sincère est un excellent point de départ.

J’aime à dire : « Un sourire sincère est un excellent point de départ. »

Cela signifie simplement que nous ne dépendons d’aucune influence extérieure pour déterminer notre niveau de bonheur.

La gratitude réside en nous.
La joie… le bonheur… sont véritablement une affaire intérieure.

Maintenant, chaque matin, avant même d’ouvrir les yeux, je visualise mon cœur souriant. C’est devenu un rituel. Nous avons tous besoin de ces rituels pour nous rappeler de rester positifs.

Cela peut vous paraître trop simple ou enfantin, mais le conditionnement des attitudes (modification du comportement) exige la pratique constante du « comportement positif » que nous utilisons pour remplacer le comportement négatif.

Pour maîtriser la fibromyalgie et les affections qui y sont liées, il n’y a rien de plus efficace que la constance. En persévérant, votre cerveau créera de nouvelles connexions neuronales qui auront un impact incroyable sur votre corps, et cette attitude positive deviendra un réflexe.

Un jour, j’avais des douleurs assez fortes à la nuque et au haut du dos, mais ma passion, mon but dans la vie et ma joie de vivre atténuaient en partie la douleur. À ce moment précis, je réduisais la douleur simplement par un conditionnement automatique et positif : les endorphines (les analgésiques naturels du corps) étaient libérées et diminuaient l’intensité de la douleur.

Mais cela ne s’est produit qu’après une pratique régulière de conditionnement mental ; ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Quel beau cadeau nous nous offrons à nous-mêmes en consacrant du temps à cultiver une attitude positive ! Ne soyons jamais si sceptiques que nous empêchions notre esprit de soutenir nos efforts.

Comme indiqué dans notre protocole :
la méditation/prière est gratuite et peut être pratiquée à tout moment. Je recommande de méditer 40 minutes par jour, soit 20 minutes deux fois par jour, une fois le matin et une fois l’après-midi ou le soir.
N’oubliez pas : il ne s’agit pas de forcer l’esprit à dominer la matière, mais de faire travailler ensemble le corps et l’esprit.

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